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Actualités cliniques sur la prise en charge de la pression artérielle – une approche alternative pour traiter l’hypertension de grade 1


Dr Elisabetta Burchi, MD, MBA
Psychiatre clinicienne
Responsable de la recherche translationnelle chez Parasym.

Bien qu’elle soit souvent asymptomatique, l’hypertension a été identifiée comme la principale cause évitable de décès et d’années de vie ajustées sur l’incapacité dans le monde depuis 1990, touchant jusqu’à 45 % de la population adulte.

La définition et les catégories de l’hypertension ont évolué au fil des années, avec des seuils progressivement abaissés, parallèlement à la reconnaissance d’une association positive importante entre une pression artérielle relativement élevée et le taux d’événements cardiovasculaires majeurs ainsi que la mortalité toutes causes confondues.

Ainsi, en 2017, les recommandations cliniques de l’American College of Cardiology/American Heart Association (ACC/AHA) pour l’hypertension artérielle ont reclassé la pression artérielle afin d’exclure la préhypertension et de souligner le risque cardiovasculaire progressivement plus élevé, allant d’une pression normale (<120/80 mm Hg), à une pression élevée (120–129/<80 mm Hg), puis à une hypertension de stade 1 (pression systolique 130–139 mm Hg ou diastolique 80–89 mm Hg).

Selon l’OMS (WHO, 2023), on estime que 1,28 milliard d’adultes âgés de 30 à 79 ans vivent avec une hypertension, 46 % ignorent leur état, seulement 42 % reçoivent un traitement, et à peine 1 personne sur 5 a une pression artérielle correctement contrôlée.

Physiopathologie en bref :
Plusieurs mécanismes sous-tendent le développement de l’hypertension, notamment une absorption accrue de sel entraînant une expansion du volume sanguin, une réponse altérée du système rénine–angiotensine–aldostérone (RAAS), ainsi qu’une activation accrue du système nerveux sympathique. Ces changements conduisent à une augmentation des résistances périphériques totales et de la postcharge, favorisant ainsi l’apparition de l’hypertension.

Comment améliorer la détection précoce :
Comme l’a suggéré l’essai Improving the Detection of Hypertension, une semaine de surveillance de la pression artérielle à domicile (mesurée deux fois le matin et deux fois le soir) peut constituer la méthode la plus fiable pour diagnostiquer l’hypertension. Elle devrait être recommandée à tous les patients afin d’améliorer la détection précoce et d’identifier l’hypertension de la blouse blanche ainsi que l’hypertension masquée.

Approches thérapeutiques précoces :
Bien que les mesures de mode de vie, telles que la réduction du poids corporel, un régime pauvre en sel, l’exercice physique, et une bonne hygiène du sommeil, doivent constituer les traitements de première intention pour tous les patients hypertendus, le bénéfice d’un traitement pharmacologique visant à réduire la pression artérielle doit être évalué en fonction du risque de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse (ASCVD) (voir les recommandations 2017 pour l’hypertension chez l’adulte).

En complément du traitement pharmacologique, d’autres approches neuromodulatrices innovantes émergent et pourraient contribuer à la prise en charge de l’hypertension, même à ses stades précoces. Le dispositif Parasym a été utilisé avec succès dans le premier essai randomisé contrôlé (RCT) évaluant l’effet de la stimulation vagale transauriculaire chez de jeunes patients atteints d’hypertension essentielle de grade 1.

L’étude a confirmé les hypothèses et a montré qu’une heure par jour de thérapie de neuromodulation vagale auriculaire, délivrée via le dispositif Parasym, entraînait une réduction significative de la pression artérielle en 30 jours.

L’efficacité de Parasym serait médiée par une diminution du tonus sympathique et des résistances vasculaires associées, ainsi que par l’activation de la voie anti-inflammatoire cholinergique et une réduction de l’inflammation et de la réactivité de la paroi vasculaire. En raison de la susceptibilité accrue des jeunes individus au déséquilibre du système nerveux sympathique, l’AVNT présente un grand potentiel pour contrôler la pression artérielle, en particulier dans cette population de patients autrement en bonne santé.

Au-delà des mécanismes d’action, cette intervention accessible basée sur un dispositif peut être particulièrement utile pour améliorer les résultats thérapeutiques en renforçant l’acceptation psychologique et en améliorant l’adhésion au traitement.

Étant donné que les données montrent que plus l’hypertension débute jeune, plus l’association avec les futurs événements cardiovasculaires et la mortalité toutes causes confondues est forte, la disponibilité d’une approche efficace et sûre dans cette population fait de l’AVNT par Parasym une option thérapeutique très prometteuse.

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