Actualités cliniques sur la prise en charge de la pression artérielle – une approche alternative pour traiter l’hypertension de grade 1
Bien qu’elle soit souvent asymptomatique, l’hypertension a été identifiée comme la principale cause évitable de décès et d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) dans le monde depuis 1990, touchant jusqu’à 45 % de la population adulte.
La définition et les catégories de l’hypertension ont évolué au fil des années, avec des seuils progressivement abaissés, parallèlement à la reconnaissance d’une association positive pertinente entre une pression artérielle relativement élevée et le taux d’événements cardiovasculaires majeurs ainsi que la mortalité toutes causes confondues.
Ainsi, en 2017, les recommandations de pratique clinique de l’American College of Cardiology/American Heart Association (ACC/AHA) relatives à l’hypertension artérielle ont reclassé la pression artérielle en supprimant la catégorie de « préhypertension » et en soulignant le risque cardiovasculaire croissant entre une pression artérielle normale (<120/80 mmHg), une pression artérielle élevée (120–129/<80 mmHg) et une hypertension de stade 1 (pression artérielle systolique 130–139 mmHg ou diastolique 80–89 mmHg).
Selon l’OMS (OMS, 2023), on estime que 1,28 milliard d’adultes âgés de 30 à 79 ans vivent avec une hypertension ; 46 % ignorent leur condition, seuls 42 % reçoivent un traitement et seulement 1 personne sur 5 a une pression artérielle correctement contrôlée.
Physiopathologie en bref :
Divers mécanismes sous-tendent le développement de l’hypertension, notamment une augmentation de l’absorption de sel entraînant une expansion volémique, une réponse altérée du système rénine–angiotensine–aldostérone (SRAA/RAAS) et une activation accrue du système nerveux sympathique. Ces modifications conduisent à une augmentation des résistances périphériques totales et de la postcharge, ce qui favorise à son tour l’apparition de l’hypertension.
Comment améliorer le dépistage précoce :
Comme l’a suggéré l’essai Improving the Detection of Hypertension, une semaine de surveillance de la pression artérielle à domicile (mesurée deux fois le matin et deux fois le soir) pourrait constituer la méthode la plus fiable pour diagnostiquer l’hypertension et devrait être proposée à tous les patients afin d’améliorer le dépistage précoce et d’identifier l’hypertension de la blouse blanche et l’hypertension masquée.
Approches thérapeutiques précoces :
Bien que les mesures hygiéno-diététiques, telles que la réduction du poids corporel, un régime pauvre en sel, l’activité physique et une bonne hygiène du sommeil, doivent constituer les traitements de première intention chez tous les patients hypertendus, le bénéfice d’un traitement pharmacologique visant à abaisser la pression artérielle doit être évalué en fonction du risque de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse (ASCVD) (voir la recommandation 2017 sur l’hypertension artérielle chez l’adulte).
En complément du traitement pharmacologique, d’autres approches neuromodulatrices innovantes émergent et pourraient aider à prendre en charge l’hypertension, y compris à ses stades précoces. Le dispositif Parasym a été utilisé avec succès dans le premier essai contrôlé randomisé (ECR) évaluant l’effet de la stimulation vagale transauriculaire chez de jeunes patients atteints d’hypertension essentielle de grade 1.
L’étude a confirmé les hypothèses et a montré qu’une heure par jour de thérapie de neuromodulation vagale auriculaire délivrée via le dispositif Parasym entraînait une diminution significative de la pression artérielle en 30 jours.
L’efficacité de Parasym serait médiée par une diminution du tonus sympathique et de la résistance vasculaire associée, ainsi que par l’activation de la voie anti-inflammatoire cholinergique et une réduction de l’inflammation et de la réactivité de la paroi vasculaire. En raison de la susceptibilité accrue des jeunes individus au déséquilibre du système nerveux sympathique, l’AVNT présente un fort potentiel pour contrôler la pression artérielle, en particulier dans cette population de patients autrement en bonne santé.
Au-delà des mécanismes d’action, cette intervention basée sur un dispositif, facilement accessible, peut être particulièrement utile pour améliorer les résultats thérapeutiques en renforçant l’acceptation psychologique et en améliorant l’adhésion au traitement.
Étant donné que les données montrent que plus l’hypertension débute jeune, plus l’association avec de futurs événements cardiovasculaires et la mortalité toutes causes confondues est forte, la disponibilité d’une approche efficace et sûre dans cette population fait de l’AVNT par Parasym une option thérapeutique très prometteuse.