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Symptômes de compression du nerf vague : guide pour la compréhension, l’évaluation et le soutien

Le nerf vague est l’un des réseaux de régulation les plus influents de l’organisme – une voie de communication reliant le cerveau au cœur, aux muscles de la gorge, aux organes digestifs ainsi qu’aux principaux circuits immunitaires et inflammatoires. En raison de son étendue fonctionnelle, même une irritation subtile, une diminution de la signalisation ou une modification des tensions mécaniques autour du nerf vague peuvent entraîner un large éventail de sensations souvent décrites comme des symptômes de compression du nerf vague.

Bien qu’une véritable « compression » anatomique du nerf vague soit rare, des modifications de l’environnement au niveau de la colonne cervicale supérieure, de la mâchoire, du cou ou des structures thoraciques peuvent influencer son fonctionnement. Cet article explore la nature de ces symptômes, les facteurs susceptibles d’y contribuer et la manière dont des approches émergentes de neuromodulation non invasive peuvent soutenir la régulation liée au nerf vague.

Qu’est-ce que le nerf vague et pourquoi une « compression » a-t-elle autant d’effets ?

Le nerf vague (dixième nerf crânien) joue un rôle central dans le maintien de l’équilibre de nombreux systèmes physiologiques. Il transmet des informations sensorielles du corps vers le cerveau et renvoie des signaux parasympathiques, contribuant notamment à la modulation de :

  • le rythme cardiaque et l’équilibre autonome¹

  • la motilité et les sécrétions digestives²

  • la signalisation inflammatoire et immunitaire³

  • la circulation et le tonus vasculaire⁴

  • l’état cognitif et émotionnel⁵

En raison de cette implication étendue, les perturbations de la signalisation vagale peuvent se manifester par des symptômes multisystémiques – souvent fluctuants, difficiles à identifier précisément et facilement confondus avec d’autres troubles.

De nombreuses personnes recherchant des symptômes de compression du nerf vague ou des signes de lésion du nerf vague ressentent un inconfort ou des sensations inhabituelles au niveau du cou et de la partie supérieure de la poitrine, associés à des symptômes dans des régions plus éloignées du corps. Ces manifestations n’indiquent pas nécessairement une compression structurelle, mais peuvent refléter une irritation fonctionnelle du nerf vague, une modification du tonus autonome ou une sensibilité mécanique le long de ses voies supérieures.

Symptômes courants de compression du nerf vague

Les symptômes décrits ci-dessous apparaissent fréquemment lorsque la signalisation vagale est sollicitée ou perturbée. Leur expression varie considérablement d’une personne à l’autre, reflétant l’influence étendue du nerf vague sur de multiples systèmes corporels.

Symptômes d’origine cardiovasculaire

La branche auriculaire du nerf vague participe à la régulation autonome du cœur. Lorsque la signalisation devient déséquilibrée, l’organisme peut basculer temporairement vers une dominance sympathique (« lutte ou fuite »), entraînant notamment :

  • des sensations cardiaques irrégulières ou des variations du rythme cardiaque¹

  • des sensations de malaise ou de tête légère lors du passage en position debout⁶

  • une variabilité de la pression artérielle⁷

Sensations au niveau du cou et de la gorge

De subtiles modifications mécaniques des articulations cervicales supérieures (C0–C2) peuvent influencer l’environnement local autour des racines nerveuses, ce que certaines personnes interprètent naturellement comme une « compression ».

Étant donné que le nerf vague traverse le cou à proximité de la gaine carotidienne, de nombreux individus rapportent :

  • une sensation de tension ou de plénitude à la base du crâne

  • une tension au niveau de la gorge

  • des difficultés de coordination lors de la déglutition⁸

Modifications digestives

Le nerf vague joue un rôle clé dans la vidange gastrique et la motilité digestive. Une signalisation altérée peut contribuer à :

  • des nausées ou une sensation d’estomac instable⁹

  • des ballonnements ou un ralentissement de la digestion²

  • des épisodes de reflux¹⁰

Symptômes cognitifs, sensoriels et de régulation

Le terme générique « symptômes de dysfonctionnement du nerf vague » est souvent utilisé pour décrire cet ensemble hétérogène de sensations, dont beaucoup reflètent des variations du tonus vagal, notamment :

  • le brouillard cérébral et un ralentissement cognitif⁴

  • des fluctuations de l’énergie ou une fatigue persistante¹¹

  • des difficultés de concentration¹²

  • une sensibilité à la température ou une faible tolérance au stress¹³

États liés à l’humeur

Certaines personnes décrivent ces manifestations comme des symptômes d’un nerf vague « sous-actif », traduisant une sensation de calme réduit, de moindre résilience ou de flexibilité autonome diminuée. La signalisation vagale est étroitement liée aux voies du tronc cérébral impliquées dans la régulation de la réponse au stress. Les recherches suggèrent qu’une dysrégulation vagale peut être associée à :

  • des états de baisse de l’humeur¹⁴

  • une réactivité accrue au stress¹⁵

  • une agitation ou une tension interne

Sensations de vertige et d’équilibre

Une signalisation vagale modifiée, en particulier lorsqu’elle est associée à des tensions cervicales, peut entraîner des sensations décrites comme :

  • des étourdissements¹⁶

  • des sensations de « flottement »

  • une pression au niveau de la tête

Ces symptômes reflètent le plus souvent des adaptations du système nerveux autonome plutôt qu’une lésion structurelle.

Qu’est-ce qui contribue à l’irritation ou à la « compression » du nerf vague ?

Une activité vagale altérée est souvent multifactorielle, façonnée à la fois par des influences mécaniques et physiologiques. Ces facteurs peuvent accroître la sensibilité le long des voies vagales ou modifier les signaux que le nerf envoie et reçoit. La littérature identifie plusieurs facteurs susceptibles de contribuer à une fonction du nerf vague diminuée ou perturbée, notamment :

  • Tensions cervicales et contraintes posturales – des changements de la mécanique cervicale peuvent influencer l’environnement sensoriel autour des racines nerveuses cervicales.

  • Stress chronique et activation sympathique accrue¹⁵ – un stress prolongé peut réduire le tonus vagal et affecter la signalisation de récupération.

  • Activité inflammatoire et stress immunitaire³ – l’activité des cytokines communique directement avec les afférences vagales.

  • Antécédent d’infection virale – la fatigue post-virale et les symptômes persistants peuvent impliquer une communication vagus–système immunitaire altérée¹¹.

  • Variations métaboliques et endocriniennes – la régulation du glucose et le stress métabolique peuvent affecter la signalisation vagale³.

  • Traumatismes (physiques ou émotionnels) – peuvent modifier durablement les schémas autonomes chez certaines personnes.

  • Irritation post-chirurgicale ou liée à une procédure – en particulier lorsqu’elle concerne le cou, le thorax ou les organes digestifs¹⁷.

Dans l’ensemble, ces facteurs orientent le plus souvent vers des modifications fonctionnelles de la signalisation vagale, plutôt que vers la confirmation d’une compression structurelle ou d’une lésion.

Comment les symptômes liés au nerf vague sont évalués

L’évaluation des symptômes vagaux consiste généralement à reconnaître des profils et des tendances plutôt qu’à identifier une cause unique. Un professionnel de santé peut revoir l’historique des symptômes, examiner la régulation autonome et prendre en compte des facteurs tels que l’alignement cervical, la fonction digestive et les réponses cardiovasculaires.

Les causes structurelles sont explorées lorsque des signes cliniques spécifiques suggèrent qu’elles peuvent être pertinentes. Pour celles et ceux qui recherchent un point d’entrée plus accessible, des auto-évaluations structurées peuvent aider à mettre en évidence des tendances de la fonction vagale et à soutenir une compréhension plus organisée de la régulation vagale.

Pourquoi la neuromodulation vagale par l’oreille est étudiée

L’oreille externe contient la branche auriculaire du nerf vague, offrant un point d’accès unique et non invasif pour stimuler les voies vagales via la stimulation transcutanée du nerf vague (tVNS). Contrairement aux stimulateurs vagaux implantés, la tVNS délivre des impulsions électriques douces et de faible intensité à la surface de la peau, permettant aux chercheurs d’étudier les mécanismes vagaux sans intervention chirurgicale.

Des études cliniques ont exploré la manière dont cette approche pourrait soutenir l’équilibre autonome, la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC/HRV), la régulation circulatoire, la signalisation inflammatoire, les performances cognitives et les niveaux d’énergie, notamment dans des contextes de fatigue post-virale. Une grande partie des données disponibles a été produite à partir de la stimulation de faible intensité du tragus, l’une des principales formes de tVNS étudiées à ce jour.

Ce que montre la recherche émergente

Soutien cardiovasculaire autonome

Des études portant sur la neuromodulation par tVNS ont rapporté :

  • une réduction de la variabilité de la pression artérielle dans des situations aiguës liées au cœur⁷

  • une augmentation du gain baroréflexe cardio-vagal, marqueur clé de stabilité autonome, grâce à une stimulation du côté droit¹⁸

Amélioration de la sécurité autonome et de la tolérance

Dans une revue portant sur 205 personnes ayant reçu une tVNS auriculaire, aucun événement indésirable grave lié à la stimulation n’a été identifié ; seules des sensations légères et temporaires ont été rapportées par un petit nombre de participants²³.

Inflammation et signalisation immunitaire

Des travaux montrent une diminution de marqueurs inflammatoires tels que le TNF-α et l’IL-8 après stimulation active par rapport au groupe placebo¹⁹.

Circulation et fonction vasculaire

Des études indiquent que la microcirculation périphérique s’améliore avec la neuromodulation par tVNS par rapport à une stimulation fictive (sham), où l’appareil est appliqué sans délivrer de courant²⁰.

Soutien cognitif et de l’apprentissage

Des études cliniques suggèrent une amélioration du rappel mnésique, de la vitesse d’apprentissage et des performances cognitives après des séances de neuromodulation par tVNS²¹.

Soutien des symptômes post-viraux

La neuromodulation auriculaire a montré des indices précoces d’une réduction de la fatigue post-virale, de la charge cognitive et de symptômes associés dans des contextes de recherche structurés²².

Ces résultats mettent en évidence le rôle central du nerf vague dans la régulation de l’organisme et expliquent pourquoi le soutien de son activité pourrait atténuer des symptômes souvent attribués à une « compression ».

Nurosym : un système portable non invasif conçu pour soutenir la régulation vagale

À mesure que l’intérêt pour des approches douces et non invasives visant à engager le nerf vague s’est accru, les avancées technologiques ont rendu la neuromodulation par l’oreille accessible bien au-delà des environnements de recherche spécialisés. Plutôt que du matériel implanté ou des procédures cliniques, des systèmes modernes permettent désormais de stimuler confortablement les voies vagales à domicile via l’oreille externe.

Nurosym est un dispositif portable non invasif, certifié CE, qui délivre des impulsions électriques soigneusement calibrées à la branche auriculaire du nerf vague. Conçu pour être facile à utiliser, il s’intègre naturellement aux routines quotidiennes, rendant le soutien vagal plus accessible et pratique.

Nurosym est destiné à soutenir les processus de régulation propres à l’organisme. La recherche a montré qu’une stimulation auriculaire douce peut influencer des marqueurs associés à l’activité vagale, notamment la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC/HRV), la signalisation inflammatoire, la microcirculation, les niveaux d’énergie et certains aspects des performances cognitives.

Avec plus de 50 études cliniques achevées ou en cours, dont des essais randomisés et contrôlés par placebo, et un profil de sécurité solide sur plus de quatre millions de sessions, Nurosym représente une approche moderne et simple du soutien de la régulation liée au nerf vague au quotidien.

Figure 1 : Scores d’anxiété (Burns Anxiety Inventory) au jour 0 (J0), au jour 10 (J10) et au suivi à 1 mois. Les participants ont montré une diminution nette des symptômes d’anxiété au cours de la période de stimulation de 10 jours, avec des améliorations largement maintenues un mois après l’arrêt de l’intervention.

La neuromodulation vagale pourrait-elle aider en cas de symptômes de « compression » du nerf vague ?

Bien que la « compression du nerf vague » soit rarement structurelle, de nombreuses personnes présentent un ensemble de symptômes liés à une sous-activité vagale, à une irritation ou à un déséquilibre autonome.

Les premières données de recherche suggèrent qu’une neuromodulation auriculaire douce :

  • pourrait aider à soutenir la signalisation vagale,

  • pourrait contribuer à réguler des schémas autonomes associés à des sensations au niveau du cou,

  • pourrait aider à améliorer la résilience face aux facteurs de stress,

  • et pourrait soutenir un meilleur équilibre cardiovasculaire et digestif.

Ces résultats font de la neuromodulation un domaine d’intérêt scientifique croissant pour celles et ceux qui explorent des approches de soutien, non pharmacologiques, des symptômes liés au nerf vague.

À retenir

Le nerf vague influence presque tous les grands systèmes de régulation de l’organisme. Les symptômes décrits comme un « nerf vague coincé dans le cou » proviennent fréquemment d’une dysrégulation fonctionnelle plutôt que d’un véritable conflit mécanique. Comprendre ces mécanismes et leur rôle dans la récupération, l’équilibre autonome et la régulation sensorielle ouvre la voie à des stratégies de soutien.

Parmi celles-ci, la neuromodulation par l’oreille – y compris des systèmes tels que Nurosym – s’est imposée comme une approche prometteuse, soutenue par la recherche, pour celles et ceux qui souhaitent soutenir des symptômes associés de manière naturelle et non invasive, depuis le confort de leur domicile.

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Avertissement : ce contenu est fourni uniquement à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Nurosym est un dispositif portable non invasif et n’a pas pour vocation de diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie. Consultez toujours un professionnel de santé pour obtenir des conseils personnalisés.

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